Historique

Melle Fuchs

L’UCJF (Union Chrétienne de Jeunes Filles) est une association loi 1901 créée en mars 1911 dont le siège social se situe au 22 rue de Naples dans le 8ème arrondissement de Paris.

Elle est rattachée au YWCA (Young Women’s Christian Association), alliance universelle des unions chrétiennes de jeunes filles, créée en 1894 sur le modèle des UCJG (Unions Chrétiennes de Jeunes Gens, ou YMCA) et présente dans 125 pays.

Le foyer de Naples fut fondé par Elisabeth Fuchs (27/09/1866 – 06/02/1946) et l’inauguration de la maison eut lieu le 10 mars 1912.


Dès 1913, la maison fut trop petite et le devint encore davantage, particulièrement pendant la guerre ou elles ne purent accueillir toutes celles qui frappèrent à leur porte. C’est alors que de nouvelles Unions virent le jour en 1918 (rue Boulard et rue Orfila à Paris, rue Gouvion à Bordeaux) mais aussi 3 maisons de vacances et de repos (« L’Oiseau Bleu » à Boissy l’Aillerie acquis avec l’aide des YWCA, « le Château de Charlay » à Châtellerault, « l’Esquirou » à Port de Béon dans les Pyrénées Atlantiques).

L’Union obtient la Reconnaissance d’Utilité Publique en 1920, «preuve tangible du bien que l’Union fait à la jeunesse».

Début 1912, Melle Fuchs voulut créer une activité réservée aux plus jeunes et eut l’idée d’adapter au caractère français l’organisation des « Girl-Guides » connues en Angleterre, en adaptant et propageant les méthodes de Baden Powell : c’est ainsi que naquit la première section de scoutisme féminin, les « Eclaireuses ».

Restaurant rue de Naples

En 1919 le restaurant de l’Union est transformé en « Auto-service » sur le modèle des cafétérias américaines.

En 1921 le foyer de la rue de Naples peut loger 108 jeunes filles. Cette même année, elle dut refuser, faute de place, 2500 demandes !

En 1922 Melle Fuchs fait surélever de 3 étages le bâtiment du 22 rue de Naples : 70 nouveaux lits sont créés, avec un total de 160 places. Terrasse et solarium au 7éme étage.


Les activités de l’UCJF étaient alors :

  • Activité matérielle : «le logement pour les jeunes filles les plus isolées et le restaurant ouvert à toutes femmes de bonne tenue ». Le nombre de repas servi par jour passera de 100 en 1912 à 670 en 1920.
  • Activité Intellectuelle : cours gratuits de langues, gymnastique et danse, sténographie, brévigraphie (manière d’écrire en abrégé), français, diction, chant, solfège, harmonium, coupe, mode, hygiène…Conférences, causeries débats, visites de monuments, bibliothèque.
  • Activité Spirituelle : culte journalier, cours et études bibliques, réunions de prières, camps d’études
  • Activité sociale : consultations médicales gratuites, bureau de placement, caisse de prêt et de secours, visites dans les hôpitaux et Maisons de vacances

Les « membres actifs » viennent principalement des paroisses protestantes par contre les « membres associés » auxquels on demande de faire profession d’une «aspiration à une vie morale» vont se recruter peu à peu parmi des travailleuses, des étudiantes et bientôt des étrangères. Le caractère non confessionnel est affirmé.

L’UCJF est alors ancrée dans son rôle actuel : une association laïque, n’exerçant aucune exclusive mais où les valeurs protestantes à laquelle se référaient les membres fondateurs ont toujours leur raison d’être.

En 1976, grâce à un leg, le foyer Anne-Marie Véder est inauguré rue Blomet dans le 15ème arrondissement.

Depuis septembre 2006 l’UCJF accueille filles et garçons.

En 2010 un rapprochement avec le foyer UCJG de la rue de Trévise et une direction commune donne un nouvel élan aux 2 foyers de l’UCJF, avec la rénovation du foyer Véder, la modernisation et la création de nouvelles chambres au foyer de Naples.


Photo du foyer
Soirée à la bibliothèque
Façade du foyer